Petite histoire du Dakar à moto

Petite histoire du Dakar à moto

L’histoire du Dakar, c’est d’abord des pilotes autos, de Alain Genestier à  Stéphane Peterhansel, mais elle commence aussi avec les motos, dès sa première édition en 1979.

Cette première ne différenciait pas encore les catégories de motos.

Les motos alors alignées ne diffèrent pas réellement des motos de séries de l’époque. Lors de la première édition, la Honda 125 XLS, une 125cm3 donc, de Grégoire Verhaeghe avait même déjà plus de 70.000 Km au compteur avant le départ !

Mais les choses vont vite changer. Dès l’année suivante 1 seul concurrent seulement s’alignera au guidon d’une 125 cm3.


Le règlement s’est aussi rapidement adapté aux évolutions technologiques, en effet, les motos deviennent rapidement surpuissantes, notamment les prototypes utilisés par les équipages de constructeurs. Il est alors décidé de créer différentes catégories (Elite  sans limite de puissance et Groupe 2.1, Groupe 2.2 toutes deux limitées à 450 cm3 aujourd’hui). 

C’est au milieu des années 80 que l’on voit la course technologique prendre des proportions gigantesques. De ce qui n’était jusqu’alors des motos de série modifiées, les véhicules alignées deviennent de véritables machines à avaler du sable, avec des modifications de châssis, voire même un développement spécifique. Par exemple sur la Yamaha XT de 1985, sur laquelle le filtre à air se situe à l’arrière de la selle, ce qui permet de limiter son exposition aux poussières, et de pouvoir le changer rapidement si besoin est.

Le dimensionnement des fourches est également inédit jusqu’alors, car, au quotidien, personne n’avait besoin d’amortir les variations d’un terrain accidenté à si haute vitesse (664mm de longueur de tube de fourche pour la Yamaha XT 1985).

Le Dakar devient alors, tout comme la Formule 1 peut l’être pour l’automobile, un véritable laboratoire d’essai, parfait pour éprouver les innovations et nouveaux véhicules.

Le fameux "double 125" de KTM en 1985, qui aura moins de succès qu'escompté...

Ce qui est peut-être la plus étonnante de l’histoire du Dakar à moto est celle de KTM  avec sa monture « bimoteur » lors de l’édition 1988. En effet, pour éviter les pertes de temps dues au réparations moteur, le constructeur avait décidé de monter deux 125 cm3 avec un système de « switch ». Bonjour l’encombrement et le poids, surtout sur un moteur de 125. Aucune de leurs motos ne rejoindront la ligne d’arrivée. Dans les mêmes années, on voit l’apparition de  réservoirs d’essence à débords avoisinant les 50 L, soit l’équivalent de celui d’une 205 GTi

Au fil des années, le Dakar devient une véritable vitrine pour promouvoir les nouveaux produits dédiés au monde motocycliste, à l’instar du « Bib Mousse » de Michelin, développé pour les motards « off-road », qui a pour vocation de remplacer les chambres à air renforcées, avec une mousse anti-crevaison.

Les motos du Dakar ont bien évolué depuis la première édition de 1979, des pièces moteurs, des filtres, du système de refroidissement, de la direction, du système d’amortissement, primordial lors de longues étapes harassantes pour le corps, au carénage en passant par l’arrivée du GPS au milieu des années 90. 

Est-ce que La Yamaha WR450 F du français Van Beveren fera la différence face à la Honda CRF 450 RALLY de Benavides ?

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